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Les start-ups ont cela de particulier qu’en général elles ont de petites équipes. Culturellement, elles échappent à « l’esprit corporate » et à la hiérarchie très structurée qui existe dans les grosses entreprises.

C’est un avantage, lorsqu’on travaille ensemble à un objectif commun, dans un secteur créatif et ultradynamique. Pour qu’une start-up soit concurrentielle, elle doit être composée de personnes polyvalentes, créatives et alertes, avec des personnalités ambitieuses.

Mais paradoxalement, ces professionnels ont aussi les défauts de leurs qualités et dans les équipes des start-ups qu’il conseille, Thibaut Muster a souvent vu apparaître des conflits de personnalités, des luttes de pouvoirs, des jalousies, ce qui finit toujours par nuire considérablement à l’objectif d’une entreprise. Voici 5 conseils fondamentaux pour assembler et rassembler une équipe unie, forte, équilibrée et gagnante.

1- Le recrutement est primordial

Il ne suffit qu’une personne soit « qualifiée et disponible immédiatement » pour être une bonne recrue. Un mauvais recrutement peut passer inaperçu pendant un certain temps dans une grosse entreprise. Dans une start-up il peut mettre en péril tout le projet et mérite la plus grande attention.

La dynamique interpersonnelle au sein d’une entreprise naissante est capitale. Vous gagneriez à vous attarder sur l’aspect personnel, interrelationnel et les projets à long terme des candidats.

Certes tout le monde n’est pas fin psychologue et la personnalité  profonde d’un individu se révèle rarement au moment d’un entretien d’embauche. Le but n’est pas qu’un nouveau venu devienne ami avec tout le monde, mais d’identifier les génies solitaires et personnalités qui pourraient vous freiner. La complémentarité aussi a du bon.

2- Identifiez vos valeurs communes et assurez-vous qu’elles soient partagées.

C’est un excellent exercice que de définir les valeurs profondes qui régissent votre projet. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise valeur. Listez les vôtres et assurez-vous qu’elles soient unanimes. Il ne s’agit pas de cloner tout le monde sur le même moule (ce qui serait contre-productif), mais qu’il n’y ait pas d’oppositions majeures sur la vision.

3- Vous n’avez pas le temps de faire du micro management 

En tant que manager vous devez avoir conscience des limites de votre temps disponible. S’il est de votre devoir de faire appliquer la loi du travail et de veiller au bien-être de vos collaborateurs, vous n’avez ni le temps ni les ressources pour vous attarder sur le micro management.

Qu’untel parte plus tôt que les autres chaque jour n’est pas un problème si ses résultats sont au-dessus de vos attentes et que son implication et sa disponibilité sont là à 100 %. La destination est plus importante que l’itinéraire.

4- Pratiquez la hiérarchie horizontale 

Avec les start-ups c’est le modèle anglo-saxon de hiérarchie horizontale qui s’applique. Chacun est responsable de se donner les moyens d’avancer. Laissez vos collaborateurs se prendre par la main, venir vous faire des propositions et les défendre.

Vous aurez à trancher les questions importantes, parfois au risque de contrarier vos collaborateurs. Vous devez maintenir une certaine distance. L’ordre est le seul rempart au chaos. Il ne s’agit pas ici d’imposer le vouvoiement superficiel, vous pouvez encourager la promiscuité et une communication libérée, confiante et ouverte au sein de votre équipe, mais avec des limites très précises. Et vous assurer que tout le monde les connaisse.

5- Vous n’irez nulle part seul

Aussi puissante et prometteuse que puisse être l’idée de départ de votre start-up, ultimement ce sont les gens qui travaillent sur le projet chaque jour qui permettront qu’elle voie le jour… ou pas. Vous pourriez avoir développé un concept prometteur, sans aide pour lui donner vie, elle ne restera jamais qu’une idée. Soutenez votre équipe , surtout quand elle est en difficulté.